Colloque organisé par le Ministère du travail et
le Conseil économique et social (C.E.S.).
À
l’occasion des 20 ans du CHS (Comité Hygiène
et Sécurité) élargi aux Conditions
de Travail (CHSCT), en présence de M. Fillon, Ministre du
travail, des membres du C.E.S, des membres de CHSCT, des représentants
syndicaux et médecins du travail se sont réunis.
Une étude
faite sur ces 20 ans d’évolution a fait l’objet
d’une présentation et d’une analyse. En résumé,
on relève une couverture insuffisante puisque seulement
73% des CHSCT fonctionnent avec une efficacité variable,
estimée
faible dans l’ensemble. Le rôle du médecin du
travail est reconnu comme essentiel sur les problèmes d’hygiène
et sécurité mais aussi comme insuffisant dans les
PME ; son indépendance technique, l’avis d’aptitude,
la fiche d’entreprise, le document unique, tout a été débattu.
La catastrophe de Toulouse et l’amiante ont montré les
manquements des CHSCT dans la connaissance et la prévention
des risques. Le ministre a insisté sur le rôle pivot
du CHSCT dans le dynamisme de la prévention, les exigences
nouvelles liées à l’évolution des risques,
l’importance des réseaux d’experts, la pluridisciplinarité et
la formation des membres des CHSCT. Pour tous, le CHSCT doit élargir
son champ, de l’étude des accidents du travail vers
la connaissance et la prévention des pathologies professionnelles,
il a même été question de stress et de harcèlement.
Pas un mot sur le maintien à l’emploi et l’insertion
des personnes handicapées qui relèvent pourtant bien
des attributions des CHSCT (article 1 236-2).
Là encore
de nouveaux textes sont annoncés sur la démarche
d’évaluation, l’offre de formation et sur les
missions et rôle du CHSCT. Ce serait une occasion unique
de modifier cet article et de repréciser l’action
pour la prévention des handicaps, pour le maintien à l’emploi,
et l’insertion des personnes handicapées; le contenu
de l’article actuel étant complètement dépassé. |